Liens faibles de l’organisation intelligente

Les liens faibles de l’organisation intelligente sont plus importants que vous ne l’imaginez!

 

Chaque année j’envoie des souhaits de « bonne fête » à plusieurs dizaines de personnes. En fait, je ne sais pas à combien de personnes je les envoie! Nos technologies de communications sont devenues tellement efficaces que je reçois des rappels de mon carnet d’adresses, de mes contacts de réseaux sociaux, en fait de partout!

Ces rappels omniprésents font partie de l’infobésité qui nous afflige. À chaque fois, je me pose la question : est-ce que je connais vraiment cette personne?

Dans certains cas, je ne me souviens plus de son visage…

Dans certains cas, de plus en plus fréquemment, je n’ai jamais rencontré cette personne, mais j’ai seulement communiqué par courriel, c’est un contact virtuel.

Dans certains cas, une demande de contact professionnel à la suite de la parution d’un article de blogue, je ne connais pas cette personne, je ne lui ai jamais parlé!

Pourquoi envoyer des souhaits de « bonne fête » à cette personne anonyme, inconnue et peut-être sans importance pour moi?

AHA!!

Sans importance pour moi…

Qui suis-je pour juger?

Dans notre ère de contacts superficiels, de réseaux sociaux, de concours du plus grand nombre « d’amis » combien de personnes sont vraiment importantes?

TOUTES!

Je ne suggère pas d’envoyer des souhaits à tous vos contacts. J’ai 1500 contacts LinkedIn, 250 amis Facebook, 1700 noms dans mon carnet d’adresses, quelques dizaines sur Google+, quelques centaines sur Twitter et j’oublie tous les autres réseaux sociaux que j’ai essayé au fil du temps.

Je devrais envoyer des souhaits à quelques dizaines de personnes chaque jour.

Mais non.

Je choisis à qui je les envoie.

Je m’assure de les connaître un peu. J’hésite parfois à en envoyer à des gens avec qui je ne veux plus interagir.

Sont-ils moins importants pour autant?

Non.

Peut-être moins importants pour moi, en ce moment.

Certainement pas moins importants au final.

Ce matin-là, c’était mon anniversaire.

J’avais oublié.

J’ouvre mon logiciel de courriel et je vois ces souhaits. Bizarrement seulement deux noms étaient des proches parents ou amis.

Certains m’étaient familiers.

D’autres moins.

Certains m’ont rappelé des souvenirs heureux.

D’autres moins.

Mais tous ont confirmé qu’à ce moment j’étais important. Assez important pour que quelqu’un m’envoie un souhait de « bonne fête ».

Oh, j’en entends déjà me dire que si je m’attarde à ce genre d’importance, j’ai de graves problèmes d’estime de soi (ou de moi!).

Ces interactions de faible intensité sont pourtant plus importantes qu’il n’y paraît à première vue. La nature est remplie de telles interactions faibles. Pensez simplement aux interactions entre deux molécules d’eau dans un nuage. Les interactions entre les molécules d’eau dans la vapeur semblent bien anodines, mais permettent à des masses de plusieurs tonnes d’eau de se déplacer dans les airs. Un défi d’ingénierie, s’il en est un!

Les interactions faibles sont partout dans l’univers et sont à la base de phénomènes puissants.

Ce matin, c’est ma fête.

J’avais oublié.

Plusieurs personnes me l’ont rappelé et ont inspiré ce texte.

Interactions faibles ne signifient pas interactions inutiles.

Que faites-vous pour faciliter ces interactions dans votre organisation?

Si je me fie à ce que j’ai ressenti à la lecture de ces souhaits ce matin et que j’extrapole cet impact sur 365 jours, sur la qualité de mes projets (ou de mes textes), sur l’énergie de la journée, je dois admettre que  …ça fait du bien!

Merci pour ces souhaits.

Merci de lire ce texte et de le partager.

Merci de prendre le temps de diffuser du bonheur, un petit rappel, un petit souhait à la fois.

Merci pour ces interactions faibles.

Merci pour tout.

Matériel sous copyright © Aliter Concept 2015. S.V.P. ne pas imprimer ou copier sans la permission de l’auteur.

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