Lire, relire et relire

Je m’insurge donc contre le manque de profondeur! N’y a-t-il pas une limite acceptable qu’il ne faut franchir? Je me souviens de ce temps lointain, ( ça y est, l’épisode d’autobiographie) où le prof de français exigeait une page de dissertation par semaine… avec un plan! Aujourd’hui, nos jeunes peinent à écrire 250 mots 4 fois par an. 4 paragraphes! Comment peut-on espérer énoncer de façon claire et complète le fond de nos pensées.

Einstein disait : Si vous ne pouvez expliquer simplement ce que vous pensez, c’est que vous ne comprenez pas. Ah, l’eulogie de la profondeur simpliste!

Il disait aussi : Simplifiez autant que possible, mais pas plus!

Si Einstein, je l’avoue candidement, un de mes maîtres à penser, pouvait lancer ces citations en devenir avec sagesse, que dirait-il aujourd’hui du blog de Seth Godin avec ses 8 lignes quotidiennes.

Probablement beaucoup de bien.

Que dirait-il de mes billets hebdomadaires de 750 mots? Je n’ose me prononcer!

Mais, hors de tout doute, il s’étonnerait des commentaires fréquents qui circulent des les cercles de réseautage. Des commentaires du genre:

« Je connais un copain qui a lu le dernier Harry Potter! »

Mon Dieu, est-ce un exploit?

« Je ne lis aucun blogue. Pas le temps. »

Pas le temps de se tenir à jour? Horrifiant!

« J’ai lu presque un livre complet pendant mes vacances. »

Qu’arrive-t-il pendant les 50 autres semaines? Presque une revue?

« Cet article a l’air vraiment intéressant. Mais qui a le temps de lire 3 pages? »

Arrrrrrgh! Où allons-nous?

La lecture est un besoin vital. Que ce soit sur internet, avec un ebook ou un livre traditionnel, que ce soit un magazine, un journal ou autre publication, l’avènement de la lecture a permis à l’humanité de franchir son Rubicon, comme Cesar l’a fait en 49 avant notre ère. Cette étape à laquelle Gutenberg a contribué en inventant l’imprimerie au XVe siècle a permis à la plèbe de prendre connaissance du monde qui l’entoure pour la première fois.

Avec la venue de l’internet 1.0 en 1995, l’information devient encore plus accessible. Et comme toute bonne chose disponible en abondance, nous avons tendance à la gaspiller et à ne plus en profiter.

La prochaine étape de l’évolution sera notre capacité à trier la bonne graine de l’ivraie, à catégoriser toute cette information pour sélectionner ce qui mérite d’être lu. Et non de faire semblant de lire en ne consacrant que 37 secondes par article. Ou encore en DÉ-sélectionnant tout ce qui dépasse 8 lignes.

Le plaisir de lire est encore actuel.

Les ventes de livres électroniques le confirment. La popularité des réseaux sociaux comme Facebook a supplanté les sites pornographiques sur l’internet. Les sites encyclopédiques comme Wikipédia deviennent des sources d’informations de plus en plus fiables grâce à la contribution des internautes bénévoles. Une sage utilisation du surplus cognitif comme le mentionnait l’auteur Clay Shirky.

Surplus cognitif. Ce surplus qui était gaspillé devant le petit écran.

Hmm… Finalement, ça m’encourage! Mon billet de 563 mots sera peut-être lu après tout!

Qu’en pensez-vous?

Je sens une carence en commentaires naître en moi… À force de publier ces billets hebdomadaires et de ne recevoir aucun commentaire, semaine après semaine, je me pose la question…. Pour qui écris-je?

Par François Lavallée, M. Sc.

 

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