Le coût de l’inaction

Conclusions des tests décrits la semaine précédente

Pouvez-vous décider? Décider seul? Quelles sont les limites de votre pouvoir décisionnel?

Le savez-vous vraiment? L’avez — vous demandé spécifiquement?

Je suis le capitaine de mon entreprise depuis 2005. La relation que j’ai développée avec mon patron et avec la prise de décision fut, dès le départ très claire : JE décide et le boss approuve, en même temps! Cette situation semble facile à comprendre, mais la même règle s’appliquait lorsque je travaillais pour une multinationale pharmaceutique en 1998.

Lors de mon entretien d’embauche avec ce qui allait devenir mon patron, je lui clairement et spécifiquement demandé quel était le pouvoir de ma signature. Combien pouvais-je dépenser sans avoir à le harceler pour une autorisation. La réponse fut tout aussi claire. La limite était là et je ne devais pas la dépasser. Lorsque mon patron me demanda de panifier le budget annuel, 6 mois plus tard, je dus justifier UNE FOIS tous les montants du dossier. Une fois l’entente établie, JE devenais responsable de la bonne gestion de ce budget. L’année suivante, l’exercice recommença avec le même modus operandi. 

Ma limite directe de signature était définie.

Ma limite indirecte et mes responsabilités au niveau du budget aussi.

Mon horizon décisionnel était clair.

Je décidais sans aucune crainte de représailles à l’intérieur des limites prescrites.

La situation a bien changé dans cette organisation comme dans les organisations avec lesquelles je travaille aujourd’hui.

Le processus décisionnel est au ralenti. Si bien que dans certaines organisations il n’y a que deux vitesses : lent et arrêté.

La mentalité de succursale, où le gérant ne peut qu’exécuter ce qu’on lui dicte, est en voie de contaminer tout le monde!

La peur rencontrée à tous les niveaux des organisations se traduit immanquablement en pertes. Pertes de temps d’abord pour assurer tous les autres niveaux que la décision est la bonne.

Pertes de temps signifie pertes d’argent : le temps perdu à valider, à contresigner, à confirmer que « OUI, ce livre de 20 $ est valable »… combien coûte cette décision?

Plusieurs centaines de dollars.

En perte de temps, en inefficacité, en frustration, en paperasse inutile….

Tout cela parce que les organisations ont retiré à leurs employés les notions d’autorité et d’imputabilité.

L’autorité d’agir et la responsabilité de leurs actes.

Le pouvoir (oh,!!!!) de décider d’acheter, en l’occurrence un livre de gestion de la qualité de 20 $, avec la certitude d’un remboursement prompt de l’organisation et la responsabilité de lire et d’appliquer les notions du livre et, peut-être même, d’en faire profiter un collègue.

La question est donc : combien coûte une décision? En temps et en effort. Ce montant est ensuite facilement réduit en laissant une plus grande marge de manœuvre à ceux qui devraient pouvoir décider au quotidien.

La plus grande question : combien coûte l’absence d’une décision?

En frustration, en opportunités manquées, en perte de motivation, en augmentation de rotation du personnel…

Une des grandes motivations des individus au moment de changer de position, à l’intérieur ou à l’extérieur de leur organisation, est la possibilité de pouvoir faire plus avec une plus grande marge de manœuvre. Le pouvoir de décider est intimement lié au budget qu’un individu contrôle.

Le contrôle des gestionnaires sur leur budget réduit d’année en année. Il se centralise autour d’un nombre de plus en plus restreint d’individus qui doivent alors approuver les multiples demandes de la part de leurs équipes.

Quelle perte d’efficacité!

Quelle perte d’opportunités!

Autorité et imputabilité. Deux notions qui se perdent.

Partout.

L’autorité ne se demande pas, on la prend.

La responsabilité  ne dépend pas des normes internes, elle se vit.

Ceux et celles qui manient bien ces deux vertus se reconnaissent et se démarquent. On les apprécie, la plupart du temps, et on accepte de les suivre.

 

Qu’est-ce qui VOUS empêche d’en faire autant?

 

QUELQUES CITATIONS INSPIRANTES :

« Les limites, comme la peur, ne sont qu’illusion! » M. Jordan.

« Une fois qu’on connait ses limites, on peut les dépasser. » A. Einstein

On ne connait bien ses limites qu’en les dépassant…..

 

ACTION :

Commencez par demander l’étendue de votre autorité actuelle (financière et hiérarchique) et élargissez-la progressivement.

 

 

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