Le leadership est-il souhaitable?

Question étrange s’il en est une.

A-t-on vraiment besoin de leaders?

L’Histoire pullule de leaders emblématiques. Des modèles à suivre et d’autres à éviter.

L’avènement de la télévision spécialisée et de l’internet ont mis à la disposition de tous des informations étonnantes sur les grands leaders de l’Histoire.

Leaders d’opinion ou de nations.

Leaders économique ou politique.

Leaders despotique ou démocratique.

 

Des Gandhi, Hitler, Eistein, Roosevelt, JFK, Lincon, Lévesque, Jordan, Lavoie, Welch, Jobs (je ne pouvais passer sous silence le grand Steve!!) etc.

 

Des sportifs, des artistes, des politiciens, des gestionnaires, des chefs d’entreprise, des maires ou des protestataires…

 

Dds styles différents, des motivations différentes, des résultats différents.

 

Du bon et du mauvais.

 

Le cas du leadership est complexe. Qu’est-ce que le leadership?

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Mais cela est peine perdue.

Car il est clair que le leadership n’est PAS désiré.

Le leadership est toléré.

Le leadership dérange.

Seth Godin mentionnait dans son dernier livre,«The Icarus deception», que la raison pour laquelle les cours de leadership ne fonctionnent pas est justement parce que les dirigeants en place ne veulent pas de nouveaux leaders!

 

Que fait un leader?

Un leader n’est pas un « manager », celui qui fait les choses de la bonne façon, selon le plan établi.

Nos cousins Anguleux le disent mieux : a manager does things right, a leader does the right things!

 

Un leader fait tout à l’envers! Il retourne toutes les pierres! Il chamboule les paradoxes de l’organisation! Le leader rame à contre-courant!

Le leader écoute son entourage… et sa petite vois intérieure!

Le leader prend des risques! Le leader voit loin!

 

Mais surtout, chaque leader le fait à sa façon.

 

On peut étudier ce qui rend un leader efficace, mais il est inutile d’essayer de reproduire son modèle.

Son style cadre avec le besoin du moment! Chruchill a amené l’Angleterre à la victoire contre le troisième Reich… et les Anglais ne l’ont pas réélu!

Sa vision lance une organisation vers la gloire, mais même Steve Jobs a été congédié par les gens qu’il avait lui-même engagés en 1985!

Ses résultats démontrent que sa stratégie fonctionne, mais son entourage s’essoufflera avant lui et lui dira de « maintenir » un rythme plus « normal »… chose que le leader ne pourra faire sans en payer un lourd tribut personnel.

 

Bref, on aime les leaders…

Une fois que les preuves sont faites

Une fois que les résultats sont visibles

 

On vénère les leaders…

Quand ils ont quitté l’organisation

Quand leurs citations ont plus de valeur que leurs actions passées.

Quand ils sont morts!

 

Entretemps, les leaders dérangent, irritent, perturbent et brisent nos paradoxes.

Entretemps, ces leaders qu’on aime détester et critiquer font évoluer les situations, les populations, les civilisations.

 

A-t-on besoin de leaders pour améliorer la qualité de nos systèmes, de nos organisations?

DÉFINITIVEMENT!

 

Nul besoin de les envoyer aux grandes écoles pour les développer.

Laissons-les seulement respirer au lieu de les étouffer.

Par François Lavallée, M. Sc.

 

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