À demain!

Ou un autre jour…

Je procrastine, tu procrastines…

Et nous perdons du temps.

La procrastination tue notre carrière et notre vie. Cette mauvaise habitude nous frappe tous un jour ou l’autre. Si cela arrive seulement à l’occasion, il ne faut pas s’en faire. C’est probablement un signal de notre cerveau pour nous dire?:

STOP!

Il faut quand même avouer que nous menons tous, enfin la plupart d’entre nous, une vie plutôt agitée, voire carrément folle! Un peu de procrastination nous fait réaliser qu’il faut aussi ralentir de temps en temps. Mais la procrastination est un problème quand elle devient chronique.

Vous connaissez sûrement un collègue ou douze qui en souffrent. On parle ici de celui ou celle qui ne retourne pas ses courriels ou ses appels, qui n’arrive jamais à compléter les projets à temps, qui s’engage dans une réunion à vous fournir une information toute simple le lendemain, mais qui oublie de spécifier le lendemain de quel jour! Ces gens en viennent à avoir une mauvaise réputation. À engendrer même de la méfiance chez les gens qui doivent travailler et transiger avec eux. Pas fiables. Et pourtant, ça se soigne. Facilement et efficacement.

Anecdote personnelle. Récente. Et récurrente!

Je devais finaliser la conception d’un site web. De 3 sites web en fait. Hmmmf. Inconfort. Ceci ne représente pas une tâche avec laquelle je suis très à l’aise. C’est gros. Complexe. Il faut penser à tous les hyperliens, le commerce et le marketing électronique, bref… Inconfort.

Ensuite venait la réalisation que ça prendrait passablement de temps. Plusieurs heures, peut-être quelques jours. Hmmmf. J’aime les choses faites rapidement. Long!

Vient ensuite tout le concept de FTP. File transfert protocole. Le transfert des fichiers et des informations sur votre site web. 3 fois. Inconfort.

Et aussi la correction des erreurs de frappe (une plaie dans mon cas!!! Mais ça, vous l’aurez déjà remarqué!). Pénible.

Pénible, long et inconfortable.

Trois mots qui nous donnent la clé pour vaincre la procrastination. Trois mots qu’il faut maîtriser et contrôler. Prendre le contrôle de ses perceptions et agir. Car il s’agit vraiment de perceptions.

Gros? Allez, vous savez comment régler cela! Brisez le projet en petits morceaux. Vu sous cet angle?, un site web (ou 3) n’est qu’une série de pages. Une page à la fois et le tour est joué.

(Je ne peux passer sous silence ce qui vient de se passer! Une araignée s’est promenée sur mon écran au moment où je vous écris cette chronique. Ce superbe arachnide a connu une fin horrible, mais brève!)

Long? Depuis quand les heures sont plus longues lorsqu’on fait de la conception web? Les mêmes heures seront utilisées à autre chose de toute façon! Où est le problème? Cette réflexion doit être faite pour nous convaincre du bien-fondé de votre tâche… S’il est nécessaire de vous convaincre!

Inconfort? Ah ça, c’est plus difficile à vaincre. Nous aimons tous nos vieilles pantoufles. Apprendre un nouveau langage de programmation ou une nouvelle façon de penser est toujours accompagnée d’une bonne dose d’inconfort. Qui plus est, nous, adultes raisonnables, sommes champions pour effectuer une rapide analyse du risque.

Et si mon site web n’était pas parfait? Et si un hyperlien menait… ailleurs! Ouais! Et après?

Quelques commentaires de mes utilisateurs auront tôt fait de corrigé le problème. Au pire, je devrai tout refaire. Et après?

L’inconfort que nous ressentons est aussi lié à la peur de l’échec. Au risque de me répéter, les Nord-Américains vivent dans une culture de réussite. On célèbre les réussites des plus grands, des plus riches, des meilleurs. L’échec est inconcevable pour les Nord-Américains. À preuve, notre désir de prolonger la vie à tout prix. Éviter l’ultime échec?: la mort!

Mais pour un site web, la mort ne devrait pas nous préoccuper.

Malgré cela, cette peur de l’échec nous paralyse souvent. Nous empêche de commencer un projet… ou de le compléter. Nous sommes souvent les meilleurs saboteurs de notre propre carrière, de notre propre vie.

Et si vous échouiez? Et bien, vous échoueriez (tiens, ça sonne drôle ce verbe…). Et puis quoi? Il ne resterait qu’à vous relever. Point.

Et à recommencer.

Est-ce si sérieux, si grave que ça vous empêcherait de commencer? Non, bien sûr!

Et cette réflexion que je vous impose aujourd’hui est la même que je me force à avoir avec moi-même à chaque fois que je procrastine. Remettre au lendemain certaines tâches est primordial dans la saine gestion du temps. Ne pas définir le lendemain de quel jour est moins sain. Réfléchissez à ce que vous avez à faire et déterminez quelles sont les actions à entreprendre. Lorsque ces actions?: Génèrent de l’inconfort, semblent trop longues ou trop grosses, réfléchissez encore un peu pour les scinder en plus petites tâches et replanifiez ces petites tâches. Encore une fois, nous revenons au travail de planification. J’espère que vous avez fait des progrès à cet égard!

La réflexion qui découle de ces tâches de planification vous élèvera à un niveau de sérénité difficile à imaginer si vous ne l’avez jamais essayé. La planification est en fait l’arme ultime contre la procrastination! Planifiez pendant 2 heures et vous ne tiendrez plus en place! Vous devrez passer à l’action! N’importe quelle action! Et c’est là la deuxième clé pour vaincre la procrastination.

L’ACTION!

L’Action entraîne l’Action.

Dans le cas grave où aucun de vos items de choses à faire ne vous tente, n’en faites aucun, mais faites autre chose. Quelque chose qui a un but tout de même, pas du surf sur le net ou une autre brassée de linge!

En général, il est assez facile d’imaginer que votre bureau (le meuble ou la pièce) a besoin d’un peu de rangement. Ou encore, un garde-robe ou un garage… Sautez sur l’occasion pour ranger! Au moins, vous n’aurez pas perdu votre temps à vous convaincre que vous avez raison de ne pas entreprendre tel ou tel projet.

Votre ménage terminé, votre taux d’adrénaline et de sérotonine (la feel-good hormone!) devraient avoir atteint un niveau qui vous permettra de commencer une de ces tâches que vous reportez depuis belle lurette.

L’Action entraine l’Action!

Le momentum, vous connaissez? C’est un dérivé de cette fameuse loi de la physique qui dit qu’un objet en mouvement continuera à bouger à moins qu’une force contraire l’immobilise. Laissez-vous donc aller à travailler une fois lancé! C’est étonnant comme il est facile de retourner des appels et des courriels en rafales lorsqu’on est sur l’Erre d’aller.

Ah oui, j’ai complété mes trois sites web et j’ai coché les trois items dans mon agenda. La fin de semaine arrive, comme prévu, et mes trois coches me permettent d’envisage un week-end extraordinaire, libéré du fardeau de culpabilité qui me rongeait à l’idée de ne pas avoir complété mes trois sites web. Hmm. Un peu dramatique comme finale, mais bon.

Devoir de la semaine

1- Rangez.

2- Faites du ménage.

3- Classez vos courriels.

4- N’importe quoi, mais agissez!

Citation de la semaine

« L’échec n’est qu’un pas vers le succès. »   Gene Simmons, bassiste de KISS

Par François Lavallée M. Sc.

 

L’appel à l’Action

Pour plus d’information sur la contribution volontaire cliquez ici
Les 4 options suivantes sont des abonnements à renouvellement automatique. Vous pouvez interrompre le renouvellement en me contactant.


Choix d’abonnement



 

Cette option ne se renouvelle pas automatiquement.

Contribution volontaire par article : 0,99$, cliquez ci-dessous.




Copyright © 2013 Aliterconcept Reproduction restreinte permise si accompagnée de cette mention.