Un choix difficile ?

Un choix difficile?

 

J’ai travaillé pendant un jour férié !

À l’encontre de toutes mes priorités.

Et je n’avais même pas envie de le faire.

 

Comment en suis-je arrivé là ?

 

Bon, on se calme.

Mes priorités sont claires :

  • 40-50 heures par semaine.
  • Sur les heures normales, entre 7:00 et 18:00.
  • Repos les soirées et les fins de semaine.

 

Le principe est simple : si on veut parcourir 1000 km en automobile, on doit arrêter pour faire le plein avant la panne sèche. Le cerveau fonctionne de manière analogue. Du travail et du repos. Assez de repos pour travailler efficacement ensuite.

Comment en suis-je arrivé à travailler pendant un jour férié ? Moi qui suis un ardent défenseur de la vie équilibrée ?

Justement.

Parce que je prends une pause à chaque fois que j’en sens le besoin

Parce que je relaxe le soir après le boulot

Parce que la fin de semaine est consacrée à autre chose

Parce que je prends des vacances quelques fois par an

Je peux, en toute foi et conscience, travailler à l’occasion pendant ces périodes consacrées au repos.

 

Je peux surtout le faire, car ces efforts additionnels n’auront pas d’impact sur ma santé et sur ma capacité à livrer efficacement la marchandise plus tard.

 

Tout est dans l’équilibre.

 

Était-ce nécessaire ?

Ai-je vraiment utilisé mon temps efficacement ?

Cet effort a-t-il valu la peine ?

 

OUI

OUI

OUI

 

Recommencerai-je ?

OUI

Mais pas trop souvent.

 

En fait, si j’ai pu prendre cette décision, c’est grâce à mes priorités et à ma planification deux semaines en avances. En fait, un mois en avance ces temps-ci.

Mon chronograf, mon planificateur, me permet de visualiser mon horaire des prochaines semaines.

En fait, c’est faux.

Mon calendrier me permet de faire cela. Mon chronograf me permet de planifier. Me force à le faire.

Et cette planification me fournit la sérénité nécessaire pour prendre la décision de travailler pendant un jour de congé une fois la charge de travail à accomplir évaluée en regard des bénéfices et des impacts sur moi, la compagnie, la famille, etc.

 

Ben oui.

J’ai travaillé pendant un congé.

 

Décision consciente et non forcée.

Action ponctuelle et non continuelle.

Impact réel et non perçu.

 

Vive les priorités !

 

Mais attendez que je me reprenne et que je prenne un jour de congé au milieu de la semaine !

 

 

Et vous ?

Vous sentez-vous forcé de travailler le soir et la fin de semaine ?

Avez-vous évalué les impacts sur votre santé, votre famille et ultimement votre carrière ?

 

Car si vous continuez ainsi votre carrière risque d’en souffrir. Cette même carrière pour laquelle vous faites tous ces sacrifices.

 

Pas convaincu ?

Demandez à un collègue qui a une réputation de workaholic si sa vie est équilibrée, si sa famille le reconnaît, si le bonheur est au rendez-vous pendant ces réunions tardives…

 

Rappelez-vous que peu de gens regrettent de ne pas avoir vidé leur « in-basket » au crépuscule de leur vie…..

 

Alors, que ferez-vous lors de la prochaine urgence ? Travaillerez-vous plus fort et plus longtemps ou prendrez-vous un pas, un temps de recul pour réanalyser ce qui compte vraiment ?

Ah ce qui compte….

On apprend à compter très tôt dans la vie.

Apprend-on à savoir ce qui compte ?

 

On focalise tellement sur le QUOI et le COMMENT qu’on en oublie le POURQUOI.

 

Une technique populaire de résolution de problèmes exige qu’on pose la question 5 fois…

Pourquoi travailler en fin de semaine ?

Pour finir le dossier, le rapport, l’évaluation….

Pourquoi ?

Pour prendre de l’avance…

Pourquoi ?

Pour sauter sur le prochain projet

Pourquoi ?

Pour en faire plus…

Pourquoi ?

….

 

 

Plus la réponse est vague et moins elle devient importante.

 

Planifiez vos temps de repos. Spécifiquement.

Faites-le pour vous. Faites-le ensuite pour votre famille.

 

Voyez grand, voyez loin.

 

Le bonheur est toujours à l’horizon. Il suffit de lever les yeux loin de nos préoccupations.

 

Matériel protégé par le droit d’auteur © Aliter Concept™ 2017. S.V.P. ne pas imprimer ou copier sans la permission de l’auteur.

N’HÉSITEZ PAS À LE PARTAGER pour inciter vos amis à penser autrement!

Articles récents:

30 kg de mort dans le dos

30 kg de mort dans le dos… c’est le poids moyen du matériel porté par un G.I. en situation de combat selon une recherche rapide sur le web. Rien de semblable à ce que j’ai sur le dos lors de ma première expérience de paintball au Big Foot, dans la région de Lanaudière.

Plus d'info

La cheville carrée et le trou rond

Depuis quelques années, je travaille avec mes deux fils pendant les vacances d'été...Bon, ok, pendant LEURS vacances d'été, pas les miennes. En tant que président d'une PME en consultation, les étudiants d'été représentent une bonne opportunité de tester les nouveaux produits et services à des coûts relativement bas. !

Plus d'info

Êtes-vous un amateur ou un vrai cuisinier ?

Cuisinez-vous ? Comme cuisinier amateur ou comme chef de renommée mondiale ? Et comme manager ? Êtes-vous un amateur ou un manager professionnel de classe mondiale ? La gestion est d'abord une mentalité et une foi absolue dans l'esprit humain. Aucun livre de gestion ne pourra vous donner la recette miracle. Mais il faut bien commencer quelque part. Comme en cuisine. Un œuf et un "grilled-cheese" avant de faire la mayonnaise parfaite !

Plus d'info

Crise : la solution ne viendra pas d’en haut.

Une récente crise sociale déclenchée par une tempête parfaite. Une situation presque normale dans le climat hivernal québécois : une tempête de neige. Une tempête de neige, comme toutes les tempêtes, accompagnée d’une bonne dose d’imprévus. Après tout, il s’agit d’un système complexe aux paramètres météorologiques difficiles à prévoir malgré la tonne de scientifiques qui s’y affairent. Une chose certaine : il faut se préparer à agir et agir pour se préparer.

Plus d'info

DANGER! La mince ligne entre rigueur et rigidité

Seth Godin est un maître dans l’art de résumer (vraiment pas mon cas avec mes blogues de 2345 mots!). Dans un de ses blogues de 2017, il clarifie tout : La première règle : vous suivez les règles.

Plus d'info

FAKE NEWS : 20% de gens heureux au travail

FAKE NEWS : 20% de gens heureux au travail Oh non… pas encore une statistique déprimante provenant d’une étude exhaustive [...]

Plus d'info