Le dé-focus !

Un peu de perspective !

La forêt ou les arbres ?

On change de bord ! D’abord le focus et ensuite le dé-focus. Autant il est important de savoir où on va, d’avoir une certaine vision « tunnel » pour s’y rendre, de concentrer ses efforts à l’atteinte de nos objectifs, autant il est primordial d’avoir des moments d’ouverture.

Le dicton bien connu le dit bien : « Il ne faut pas prendre les arbres pour la forêt ! »

Ou encore : « À force d’avoir le nez collé sur la porte, on oublie qu’il y a une poignée pour l’ouvrir ! »

Ou encore : « À trop se regarder le nombril, on oublie de regarder le nombril des autres » (Très apparent dans certains cas d’ailleurs… et pas toujours approprié !).

Le danger d’être trop focalisé sur certaines priorités est d’en oublier d’autres. Un exemple flagrant est le souci que nous avons face à notre emploi. Les efforts que nous mettons à respecter nos échéances professionnelles vont parfois jusqu’à en oublier de passer à l’épicerie en revenant de travailler… Ou arriver après la fermeture de la petite charcuterie qui nous avait réservé un met préparé pour la marmaille… Ou soudainement se rappeler (trop tard !) de l’anniversaire à souligner pour votre conjointe (un Killer celui-là !).

À force de vouloir réussir, on en arrive parfois à échouer. Comment s’en sortir ? En prenant du recul. En envisageant volontairement une autre perspective.

Il est étonnant de voir comment les perspectives des autres peuvent être différentes des vôtres (ça, on le sait… Ça vous dit quelque chose les tensions interdépartementales ?) et enrichissantes ! Enrichissantes en effet, car au fond, toutes les perspectives de tous les individus sont valables. En fait, elles ont une valeur inestimable.

Prenez-vous le temps d’écouter ce que les autres vous disent ?

Woah… on veut une chronique de gestion, pas une thérapie sur l’écoute active !

Rappelez-vous une des premières chroniques où on pouvait lire qu’il était essentiel d’être productif en tout temps. Dans certains cas, il faut prendre le temps de couper le câble du téléphone (lire : Mettre sur boîte vocale), de dormir (lire : Se ressourcer) sur son clavier (attention à la Quertyte frontale!) ou encore prendre le temps d’écouter les gens.

Je suis toujours étonné quand je prends le temps d’écouter, d’écouter vraiment (pas toujours facile en passant !), de la richesse des propos et opinions des gens autour de moi. Une personne très sage m’a un jour dit, en parlant de ce que je percevais comme une attaque personnelle (nous avons quelquefois tendance à percevoir les discussions et arguments comme personnels… quelquefois !) que l’autre personne voyait peut-être la situation comme banale. J’ai alors eu une expression tellement intense que mon interlocuteur a cru bon de poursuivre. Peut-être, m’a-t-on expliqué, que l’autre personne a une perspective totalement différente de la situation.

J’ai alors réfléchi : Totalement différente ? Comment est-ce possible ? On parle d’un fait, d’une situation conflictuelle, d’un…

Vraiment ?

Quelques minutes plus tard, en conduisant sur la Métropolitaine (ou plutôt en me stationnant sur la Métropolitaine…), j’ai réalisé que la situation était en effet bien différente si on la regardait d’un autre angle.

Combien de fois avez-vous paniqué à l’idée du nouveau projet, de la nouvelle tâche qu’on vous assignait ? Combien de fois avez-vous perdu de vue l’objectif du projet, de la tâche ou même de votre rôle dans votre organisation ou dans votre famille ? Tout cela à cause d’un manque de perspective. Que ce soit dans l’éducation de nos enfants, la formation de notre personnel ou l’élaboration du plan stratégique de la compagnie, nous perdons trop souvent de vue l’objectif initial de l’initiative.

L’éducation de nos enfants est probablement l’ultime exemple de manque de perspective dans bien des familles. Il faut balancer les règles familiales avec les règlements de l’école, les cours de musique et de ballet jazz, les parties de soccer, de hockey et de baseball… et les amis ! Dans tout ça, l’important est la gestion efficace de leur temps.

NON !

On parle de l’éducation de nos enfants. Pour qu’ils puissent devenir des adultes autonomes et socialement responsables. En faire des personnes entières et heureuses. Ces adultes en devenir demeurent cependant des enfants qui doivent avoir le temps de vivre leur enfance sans se soucier de leur gestion de temps !

Dans le même ordre d’idée, la discipline familiale est souvent relâchée au profit d’une relation amicale avec nos enfants. On est cool ! Sauf que la discipline fait partie de l’éducation. Pas toujours facile… Non, effacez ça… Jamais facile de faire de la discipline ! Difficile, mais nécessaire. Et faisable si on prend du recul. (Même conclusion pour le boulot en passant !)

Quand on se rappelle cet objectif, les parties de soccers, les cours de musique, karaté, dessin, etc. qui obnubilent leur temps (et le vôtre si vous faites du taxi !) ne revêtent plus la même importance. L’idée est de grandir en vivant de riches expériences… Et les périodes sans activités sont riches elles aussi. S’embêter un dimanche après-midi est important, voire essentiel pour le développement de notre esprit. Ces périodes de pause sont bénéfiques pour permettre à notre cerveau, non pas de se mettre à off, mais plutôt de changer de vitesse.

D’ailleurs, quand avez-vous eu votre dernière idée géniale ? Ok, ok… Peut-être pas géniale, mais ce fut quand même un flash d’inspiration qui vous a permis de compléter un projet, de ne pas oublier un item sur une liste (genre réserver un billet d’avion, payer un permis de conduite ou un passeport à temps…), etc.

Alors quand ? Et où ?

J’ose prétendre que c’était dans l’une des situations suivantes :

Dans la douche

Dans un bouchon de circulation

Avant de vous endormir

En paressant dans votre lit

En écoutant la belle-mère radoter

Bref, dans un moment où votre cerveau était à off. Votre cerveau fonctionne mieux quand il n’est pas pressurisé. Semblable à un muscle qui fonctionnerait dans une position relâchée. Pas convaincu ? Essayez la chose suivante.

Pliez votre coude droit. Je suis sérieux ! Faites-le !

Ce mouvement vous permet de lever un poids, un sac d’épicerie, un jeune enfant. Une fois le mouvement complété, comment pouvez-vous lever le même objet de nouveau ? En dépliant le coude !

Révélation ! Surprise ! Extase !

Les muscles de votre bras, attachés par des ligaments à l’articulation du coude et de votre épaule, fonctionnent de façon admirable dans des conditions précises : Pour pouvoir se contracter, ils doivent être au préalable en position relâchée. Une fois le muscle tendu, il est inutile de forcer davantage (voyez la belle boule de votre biceps ! Et dire qu’il y en a qui paient pour que cette aspérité musculaire soit plus apparente !). Votre muscle tendu ne peut physiquement plus travailler sans se relâcher d’abord.

Message !

Votre cerveau lui ressemble. Avant d’entreprendre une tâche, assurez-vous de mettre votre cerveau en position relâchée. Un cerveau sous pression est comme un muscle tendu : Inefficace ! Comparez le nombre d’idées géniales qui ont germé lors d’une réunion stressante par rapport au nombre d’idées qui sont soudainement apparues, sans effort, dans la douche.

Convaincu ?

Tout ça parce que votre cerveau s’est mis spontanément en mode « génie » lorsque vous le laissez se reposer. Loin de moi l’idée de commencer une discussion sur la méditation cependant. Ça pourrait être intéressant, mais ça sera pour une autre fois.

Devoir de la semaine

1- Posez-vous ces questions et répondez-y sérieusement :

Quand vous êtes-vous senti relax au travail pour la dernière fois?

Comment pouvez-vous être productif (voire génial !) si votre cerveau est en mode panique en tout temps ?

Comment pouvez-vous reprendre le contrôle de votre cerveau ?

Quel serait un moyen simple, efficace et discret (car prenez garde à la Qwertyte frontale !) par lequel vous pourriez retrouver un peu de calme chaque jour ?

Prenez-vous une pause à chaque jour ?

Prenez-vous le temps de dîner avec des collègues agréables avec qui vous ne vous sentez pas gêné de ne pas parler boulot ?

Quand prendrez-vous le temps de vous permettre de penser à autre chose et à changer de perspective ?

Citation de la semaine

« Le vent qui amène un bateau vers le port peut en porter un autre au large. »   Christian Bovée

Par François Lavallée M. Sc.

 

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