Le grand retour

Les vacances finissent… Oh non!

Pire que prévu!

Les vacances finissent et soudainement je réalise que je n’ai pas envie de retourner au boulot. Je dois être anormal?: Tout le monde devrait avoir le goût de revenir, non?

Dâh!

Pourquoi en sommes-nous rendu à redouter le retour des vacances? Y a-t-il un lien direct avec la pile de documents à classer, les quadrillions de courriels/pourriels, les projets qui, oh surprise, n’ont pas avancé pendant notre absence ou est-ce dû à notre anticipation rébarbative du boulot à abattre pour se tenir la tête hors de l’eau tumultueuse de notre environnement?

Je prends mon cas, très personnel, comme vous l’imaginez.

3 semaines de vacances. Un luxe, diront certains. Une nécessité pour vraiment relaxer diront d’autres (fait appuyé par plusieurs études publiées cette année d’ailleurs). Chaque année, je ressens la même chose.

Première soirée, vendredi?: soulagement. On y est.

Premier samedi?: Là, c’est vrai. On peut dormir. Oups, j’ai oublié de terminer blablabla avant de partir… L’envie est forte d’ouvrir le laptop et de finir. Bof, après tout, je peux le faire dans 3 semaines… Si je n’ai pas oublié… Une petite note de rappel suffira. Un petit écart, mais si petit.

Premier lundi?: Préparation pour les activités de la semaine, les soirées entre amis, etc. Je ne pense pas trop au laptop qui m’appelle.

Première semaine finie. On part pour les USA demain matin.

Enfin!

Oui, enfin, car rester à la maison n’est pas de tout repos. Le laptop a crié mon nom plusieurs fois cette semaine. J’ai alors décidé d’enlever l’application «?appel vocal?». J’ai aussi cessé d’allumer mon cellulaire d’affaires. Une semaine de symptômes de retrait (« withdrawal »). Une vraie dépendance ces machines!

Je dois avouer que des efforts presque surhumains sont nécessaires pour oublier la «?job?». Je ne peux imaginer nos collègues américains qui ne prennent qu’un maximum de 1 semaine à la fois. Les données récentes démontrent que si la France et quelques pays scandinaves se hissent au premier échelon avec 5 ou 6 semaines de vacances obligatoires, les US ont un retentissant… 0 jour obligatoire. Et ils le prennent! Le Canada, avec ses 10 jours, ne grimpe pas bien haut sur le podium.

Bref, bref, bref, après 3 semaines, je sens que je pourrais m’y faire.

Surprise! C’est terminé.

J’aurais bien aimé en prendre 3 pour vrai… Une fois les symptômes de carence atténués.

Bien que je me sois préoccupé pendant plusieurs heures à propos des problèmes techniques que mon étudiant d’été avait (et nous communiquait par courriel), j’ai tout de même apprécié mes vacances quand j’ai décidé de cesser de me préoccuper. Oui. J’ai décidé de cesser de me préoccuper. Remarquez l’emphase spectaculaire de la phrase précédente.

D’abord le je. C’est effectivement une action qui commence par le je. Il est important de réaliser que nous sommes en contrôle des événements et de nos pensées. Napoleon Hill, dans son excellent Think and grow rich, nous met en garde contre la perte de contrôle de notre esprit (mind). Le titre évocateur de son oeuvre met en valeur ce formidable outil qu’est notre esprit conscient. Conscient. Là est la clé du succès! J’ai réellement décidé, consciemment, de renoncer à me préoccuper. C’était le deuxième lundi, sur la plage vers 11:00. Que pouvais-je faire de toute façon? Que le disque dur contenant 400 Gb (oui, oui, Gb) de film ait soudainement cessé de fonctionner (nous privant sauvagement de toutes ces informations, et nous forçant à refaire le montage de 12?h de film) ne pourrait affecter mon appréciation de la plage et du soleil (une rareté au Québec cet été). Je dois avouer que j’ai relâché mentalement un grand cri, le cri primal, comme dans «?je l’ai pris mal?», avant de relâcher mon emprise sur le projet.

Tout s’est bien déroulé par la suite.

Les préoccupations sont d’ailleurs un des principaux voleurs de temps auxquels nous faisons face chaque jour. On s’imagine souvent que les voleurs de temps sont externes. Les téléphones, cellulaires, pagettes, courriels, collègues/patrons et autres pestes du même acabit sont hors de notre contrôle direct et seule une discipline de fer peut nous aider à arrêter l’hémorragie de temps qu’il nous font subir.

Mais en fait, une des plus grandes causes d’inefficacité et de perte de temps est le flux presque continu de pensées préoccupantes qui inondent notre esprit. Il a été calculé que plus de 90?% des préoccupations qui nous envahissent l’esprit quotidiennement font parties des catégories suivantes?:

1- Des évènements passés

2- Des choses qui pourraient arriver

3- La température

Bref, des événements sur lesquels vous ne pouvez rien faire.

Et moins de 10?% de choses sur lesquels vous pouvez agir.

Imaginez-vous sur la plage avec un livre dans les mains. Sentez l’odeur de l’océan (et du gros cigare de la bedaine d’à côté). Voyez le doux ressac de la marée montante qui fait tressaillir les quelques crabes qui n’ont pas encore trouvé de cachette humide. Bon, l’image est facile à conjurer dans votre esprit. Pensez maintenant à ce que je pouvais faire pour régler mon problème de disque dur…

Rien!

Un dramatique «?rien?» qui tombe comme un rideau sale de spectacle qui finit mal.

J’ai donc fait confiance à l’étudiant d’été, un jeune de 17 ans plein de ressources, et j’ai continué à lire.

Transposez cette situation à votre retour de vacances.

Que pouvez-vous faire aujourd’hui pour faire avancer les projets? Quelle est la chose la plus profitable pour vous et votre organisation?

La panique ne fait pas partie des choix qui vous sont offerts. Trop de dépense énergétique pour peu de résultats. Je peux vous le garantir, car je l’ai essayé pendant plusieurs années. Demandez à mes anciens collègues (appelez-moi et je vous donne leurs numéros de téléphone). Ils témoigneront de l’impact de ma panique sur leur travail. Nul besoin de vous expliquer l’effet négatif que je communiquais à tous.

J’ai réalisé un jour que mon absence avait eu peu d’impact sur le cours des actions de l’organisation pour laquelle je travaillais. Les ventes n’ont pas chuté. Le nombre d’erreurs opérationnelles n’avait pas augmenté non plus. Personne n’est décédé à cause de mes vacances. Mes collègues et/ou employés ont pu faire avancer les projets sans moi.

Quel choc!

Pourquoi donc avais-je paniqué pendant et/ou après mes vacances?

Pour rien.

Monsieur Hill le dit bien 😕« If you do not conquer self, you will be conquered by self.? »

En d’autres mots : Tout commence par soi-même. J’ai appris, pardon, j’apprends (pas encore fini d’ailleurs) à contrôler ce que je pense, comment je réagis, ce que je fais avant d’essayer de contrôler les autres. On ne contrôle jamais les autres de toute façon. Les «?Control Freak?» n’ont qu’à bien se tenir!

Devoir de la semaine

1- Respirez par le nez, lentement, fréquemment.

2- Souriez. Souvent. Ça détend les muscles du visage. C’est également le maquillage le plus économique et le plus efficace… 10 ans de moins. Garanti!

3- Faites le tour de vos collègues en respirant et en souriant. Toute l’aide que vous aurez besoin pendant les premiers jours vous sera presque automatiquement accordé après cette tournée souriante.

4- Annulez les réunions des deux premières journées… sauf le tête-à-tête avec votre patron.

5- Faites le ménage et classez les priorités.

6- Planifiez votre retour, une étape à la fois

Citations de la semaine

 « Nothing is particularly hard if you divide it into small parts? »   Henry Ford

« Si vous ne contrôlez pas les événements de votre vie, les événements vous contrôleront? »   Benjamin Franklin

Par François Lavallée, M. Sc.

 

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