Noël?! Déjà?!

Noël, déjà?!

Planification des cadeaux!

J’ai oublié ma belle-mère!

La folie des cadeaux du temps des fêtes approche. Combien de fois vous êtes-vous réveillé un bon jour en réalisant qu’il ne vous restait que quelques jours (ou heures!) pour finaliser votre magasinage du temps des Fêtes. Finaliser! Commencer dans certains cas!

Vous sentez alors ce type particulier de sueur vous couler le long de l’échine. Les sueurs froides. Pas froide comme le givre qui enivre vos parebrises, mais froide comme le regard glacé que votre belle-mère pourrait vous jeter au visage si elle apprenait que vous l’avez oubliée!

Oh, rassurez-vous, pas ma belle-mère, cette dernière étant un modèle de belle-mère que je vous souhaite à tous. Non. La belle-mère, cette bête mythique qui peuple les cauchemars des brus! Car on me dit que les belles-mères les plus sauvagement brutales sont les mères des hommes dans un couple. Serait-ce le résultat d’avoir élevé un ou des enfants mâles? Nah! Mais loin de moi l’idée de creuser cette profonde énigme ésotérique. Revenons-en à la planification des achats. En fait, pourquoi acheter?

Parlons de gestion des priorités. Pourquoi acheter? Qu’est-ce qui compte vraiment? Un beau cadeau. Qu’est-ce qu’un cadeau? Un don.

Le don.

Quel concept extraordinaire! Il implique de se séparer de quelque chose pour le donner. Que gardons-nous de ce merveilleux don? Que donnons-nous maintenant lors des échanges de cadeaux? Soyons honnêtes, certains échanges de cadeaux sont devenus un fardeau au fil des ans. On se sent obligé de donner. Que ce soit à la maison ou au travail, le choix des «cadeaux» en fait réagir plus d’un.

Quoi donner à cet ado aux cheveux multicolores et dont les multiples orifices sont attriqués de tout aussi multiples appendices métalliques? Comment plaire à la belle-soeur qu’on voit 1 ou 2 fois par année (party obligés!)? Quoi offrir à ce collègue dont on aimerait tout simplement qu’il change de cologne? Comment être politiquement, socialement et professionnellement correct avec la nouvelle Geny qui ne pense qu’à partir à 17 h 00 pile!

Comment donner simplement pour faire plaisir? Car après tout, c’est là l’essence de cet échange de cadeaux. Ça devrait être assez important pour qu’on y pense dès le début de novembre, la première neige arrivée (tout de suite après avoir posé ma toile à neige… C’est le signal que j’envoie aux cieux à chaque année… Et ça marche… Appelez-moi l’an prochain pour savoir quand poser vos pneus d’hiver!). Et toc.

Ça devrait être important. Et ça ne l’est plus. Plus vraiment. Et on l’oublie. Pour ensuite se faire surprendre par l’urgence de la situation le 20 décembre… ou le 24 à 15 h 00!!!

Souvenez-vous de l’affluence dans les magasins pendant la dernière semaine de décembre, et ce, malgré les heures d’ouverture allongées des semaines précédentes. Pourquoi? Pourquoi ne se souvient-on pas de l’an dernier?

« Ceux qui ne peuvent se rappeler du passé sont condamnés à le répéter. »   G.Santayana

Alors rappelons-nous l’essence du don. Rappelons-nous le don… Et avec ce souvenir, profitons de cette occasion pour se poser quelques questions fondamentales sur nos valeurs profondes. Lorsqu’on revient à la base, l’envie de dépenser pour rien s’estompe.

« It’s not hard to make decisions when you know what your values are. »   Roy Disney

Je vis depuis quelques années un profond malaise. Autant je deviens un consommateur compulsif à l’approche des Fêtes, autant je me sens vide une fois l’acte complété. Qu’est-ce que ça donne vraiment?

De la même façon, les cartes de Noël qu’on envoie à tous vents devraient être accompagnées de belles émotions… Devraient… Mais sont trop souvent remplies par obligation… Ou pour nous assurer qu’on ne nous oublie pas! Regardez la belle carte que François nous a envoyée… Au moins il y pense, quel gentil garçon. Et pfouiiiii… On ne repense plus à vous pour un an. On ne repense plus à eux non plus pendant un an. La bonne action est faite!

Mais encore une fois, vous vous dépêchez souvent pour toutes les écrire rapidement un vendredi après-midi plus relax… Un vendredi plus relax… Sur quelle planète???! Rappelez-vous?: Vous vivez en 2007, bientôt 2008, et les prédictions de relaxation ne sont pas roses pour les prochaines années!

Manque de temps! Encore!

Ah oui? Et pourtant, si on se fie à Goethe (Ok, il est mort, mais il était assez brillant merci!), on a toujours assez de temps quand on l’emploie bien.

Alors prenons le temps de choisir ce qui est important.

Choisir entre notre carrière ou notre liste de cadeaux.

Choisir entre faire un cadeau pour faire un cadeau ou pour faire plaisir.

Choisir entre acheter et donner.

Choisir entre avoir et être.

Dans tout ça, il faut être libre de ses choix.

Jules Renard a dit « Le seul homme qui est vraiment libre est celui qui peut refuser une invitation à souper sans donner d’excuses. »

Combien de fois peut-on se vanter d’avoir été libre à ce point. La liberté est un fardeau bien doux sur nos épaules. Mais cette liberté est la nôtre si nous faisons ce choix. Le même choix que nous devons faire pour toutes les tâches à accomplir quotidiennement. Je reviens sur la citation de Roy Disney, un grand homme qui a changé bien des choses avec son frère Walt.

« It’s not hard to make decisions when you know what your values are. »   Roy Disney

Et si vous preniez quelques minutes avant de faire votre magasinage pour vous interroger sur vos valeurs? Peut-être que votre carte (ou cartes) de crédit s’en trouverait allégée! Un petit mot doux dans une carte confectionnée à la main accompagné d’un certificat-cadeau pourrait faire l’affaire.

Un certificat-cadeau? Quel aride anonymat! Ne donne-t-on pas un certificat pour se débarrasser? Pas si la petite note manuscrite indique que le certificat ne devra être dépensé qu’en votre compagnie… C’est ça le cadeau! 2 heures de pur bonheur avec un être cher. Combien vaut un tel cadeau?

Oh, vous direz-vous, si je commence à donner 2 heures à chaque personne, je n’y arriverai jamais! Je vous suggère 2 réponses qui stimuleront votre réflexion?: Deux autres citations (j’y trouve ma source d’inspiration!)

« A lifestyle is what you pay for; a life is what pays you. »   Thomas Leonard

« La générosité, c’est de donner plus qu’on peut se le permettre et de prendre moins qu’on n’en a besoin. »   Kahlil Gibran

Et votre belle-mère là-dedans? La priorité aux priorités, comme le disait si bien Covey: Votre belle-mère est la raison pour laquelle vous avez une famille aujourd’hui, elle mérite bien un petit effort!

 

Devoir de la semaine

1- Troquez une réunion pour planifier vos achats de Noël.

2- Arrivez en retard un matin et blâmez la circulation. Profitez de ce temps pour faire une liste de vos valeurs et vous verrez une liste de cadeaux à faire apparaître plus facilement. Et si l’idée de partir en retard vous déplait, partez à la même heure et utilisez votre dictaphone digital dans l’auto (lorsque vous serez immobilisé sur le Métropolitain!!!) pour penser à voix haute.

 

Rappel des citations de la semaine

« Ceux qui ne peuvent se rappeler du passé sont condamnés à le répéter. »   G.Santayana

« It’s not hard to make decisions when ou know what your values are. »   Roy Disney

« A lifestyle is what you pay for; a life is what pays you. »   Thomas Leonard

« La générosité, c’est de donner plus qu’on peut se le permettre et de prendre moins qu’on n’en a besoin. »   Kahlil Gibran

Par François Lavallée M. Sc.

 

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