Partie 2 du déséquilibre : les conséquences

Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour imaginer la première partie de la scène, jusqu’à la pause. Il en faut beaucoup plus pour visualiser ce patron aimable et supportant, focalisant sur la réalisation, un peu tardive, certe, de votre projet, sur les efforts déployés et surtout sur votre bonne volonté pour mener à bien les projets, même tardivement.

BEN OUI!

Montrez-moi ce patron que je le vénère et le porte aux nues!

Le scénario suivant est plus probable :

Vous êtes en retard parce que vous n’avez pas remis en avance le document en question. Votre patron vous a déjà envoyé 3 courriels pour savoir si le document était prêt et votre arrivée au bureau vers 8:00 le jour de la date limite est accompagnée de quelques post-it sur votre porte et sur votre bureau pour vous rappeler de venir voir le « BOSS » ASAP! (Accélère Subito ! Active! Presto!!). Que voulez-vous? Votre patron est matinal et sa vision de l’équilibre travail-famille et plutôt simple : Il TRAVAILLE; la famille s’équilibre!

Bref, un retard a des conséquences immédiates, prévisibles et incontournables à moins que vous ne démissionniez à chaque fois pour ne pas faire face au BOSS.

On le sait.

On l’a vu.

On comprend.

On évite à tout prix.

Action – Réaction

Retard-visite au bureau.

Pas besoin de s’éterniser sur le concept. Ce concept semble fonctionner puisque tout le monde le comprend et le monde des affaires est basé là-dessus. Un employé qui ne performe pas se fait montrer la porte tôt ou tard. Plus l’entreprise est grosse et plus le processus est lent. Plus l’organisation est de taille réduite et moins on tolère les sous-performants. La pression des pairs devient rapidement insupportable et le processus d’évaluation de la performance est assez simple pour que le message passe du conditionnel au passé simple.

« Je pourrais te garder encore quelque temps (lire 2 semaines), mais la démission est ta meilleure option! »

Vini vidi vici

On nettoie et on avance.

NEXT!

Et pour les très petites organisations? Plus complexe, car on engage des gens avec qui on s’entend bien, voire des frères , des soeurs, des fils, des filles et des amis? Difficile de les congédier. On accumule alors le ressentiment jusqu’au jour fatidique où?

La famille, quant à elle, est la plus petite organisation, là où ça peut faire le plus mal.

Les conséquences ne sont que très rarement immédiates. Oh, bien sûr, on punit nos enfants lorsque leurs frasques ne sont pas en ligne avec nos valeurs familiales, mais qui aime bien châtie bien. Ce n’est pas bien méchant même si l’alignement peut être fréquent.

Là où le bât blesse, c’est entre les conjoints.

Punit-on notre conjoint pour un retard?? »Chéri, tu n’as pas sorti les vidanges cette semaine? Bon. Tu auras une vie d’ange cette semaine. Pas de ? » …whatever.

« Chérie, tu n’as pas préparé le souper des gars ce soir? Il l’ont fait eux-mêmes : tu n’as qu’à ramasser les dégâts des gars. »

Quel que soit l’écart, JAMAIS, JAMAIS les conjoints ne se traitent de cette façon? Du moins à la première offense.

Une arrivée tardive du bureau sera toujours acceptée par la famille la première fois. Ils vous attendront même pour souper!

Une arrivée tardive pendant une période d’intense activité au boulot sera aussi acceptée, mais vous risquez de souper seul.

Une arrivée tardive qui devient une habitude sera progressivement, au fil des mois, acceptée, puis tolérée et enfin rejetée. Vous souperez seul, mangeant le même repas que le reste de la famille et progressivement, votre portion ne sera plus comptabilisée dans la planification des repas. Puis, votre repas passera de restants à un sandwich pour finir avec un post-it sur la porte d’entrée vous signifiant de laisser votre clé sous le paillasson et de prendre vos affaires.

Vous pourrez souper au resto à partir de ce moment.

Nous connaissons tous quelqu’un qui est passé par là. Qui a perdu sa famille à cause du travail.

Les conséquences sont rarement immédiates à la maison. C’est dommage.

Dommage, car les dommages sont souvent plus grands qu’au boulot. Et alors qu’on peut facilement se retrouver du travail, on perd la relation avec la famille pour de bon.

Les conséquences immédiates au boulot, cette menace qui plane au-dessus de nos têtes, confirment que le grand motivateur de l’humanité est la peur.

Nous sommes ultimement motivés par la promesse de conditions meilleures ou l’évitement de conditions pires. Nous allons vers l’arc-en-ciel et nous nous éloignons des nuages noirs.

La famille est notre arc-en-ciel.

Le boulot peut devenir notre nuage noir.

La peur de la sous-performance au boulot nous fait trop souvent nous éloigner de notre réel trésor. L’évitement de la peur et de la douleur à court terme est un plus grand motivateur que la recherche du plaisir.

Mais ultimement, éviter une vie de peur ne peut balancer une vie de joie et de bonheur.

Et si une solution simple existait?

Certains réussissent.

Beaucoup échouent.

Depuis maintenant 4 ans, j’écris ces chroniques assidûment pour clarifier mes priorités et les vôtres.

Établir des priorités vous a-t-il aidé à voir clair et à balancer vos efforts entre votre vie personnelle et votre boulot?

Choisissez-vous les conséquences à court terme du boulot ou celles à long terme de la famille?

Par François Lavallée, M. Sc.

 

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