Vive l’avion!

Ils ne manquent pas d’air!

Votre passeport, please!

J’écris la chronique dans l’avion cette semaine. Je me suis dit que ce serait une expérience élevante… enlevante et stimulante. Tout pour plaire à mes lecteurs! Bon, revenons sur terre (!). Je suis vraiment dans l’avion, mais pas seulement pour écrire la chronique. En route vers un congrès de formation, je me suis dit que j’aurais amplement de temps pour écrire ma chronique puisque je devais arriver 2 h avant l’embarquement. 2?h… d’attente debout!

Attente pour la première vérification. On ne voyait même pas le bout de la file! Et pour cause! Ils nous faisaient faire un petit détour vers la gauche, et vers la droite, et retour vers la case départ. Presque 1?h pour la première vérification.

Ensuite, le «?duty free?». Génial! Un porto à 15.95?$. Et hop 3 bouteilles. Est-ce trop madame la caissière? «?Oh no, but you have to put it in your luggage?»… Et mer**… Celui qui est barré avec un petit cadenas? Yes sir! Essayez d’ouvrir un cadenas à numéro dans une file d’attente, une file qui avance sans arrêt! Et ensuite, bonne chance pour refaire votre valise si savamment placée pour y ajouter 2 bouteilles (vous avez bien lu, 2 pas 3, car 3, ça ne rentrait pas, mais alors vraiment pas dans cette valise savamment paquetée!). Bref, l’opération a réussi!

Deuxième vérification. Le super douanier sympathique qui me demande où je vais, mais qui n’écoute qu’à moitié. À croire qu’il voulait que je redéfasse ma valise pour vérifier que les 2 (pas 3!) bouteilles y étaient bien placées. Au moins, ce fut bref. Et hop, la troisième vérification s’en vient!

Votre valise ici monsieur. Mais le coffre d’outils par là!

Bon, j’avoue, je vais donner une conférence monstrueuse avec de splendides tours de magie, des jeux interactifs, du son, du son, du son! Bref, tout ça, et les échantillons prennent beaucoup de place et mon sempiternel coffre d’ouvrier était idéal. Idéal jusqu’à la troisième vérification!

Veuillez placer votre coffre sur le convoyeur, please.

Bon, pourquoi ces deux-là se penchent-ils sur leur écran de rayon X? Ah bien sûr, il me fera plaisir d’ouvrir mon coffre pour vous le vider sur la petite table. Oui, le même coffre avec le cadenas à numéro! Je vais finir par la savoir par coeur cette combinaison! Que voulez-vous voir, madame? Croyez-vous vraiment que je doive tout défaire pour vous? Ah, bon. Oui, 2 (pas 3!) bouteilles de porto. Je viens de les acheter. Et oui, ces tubes métalliques contiennent… Non pas une b… Ah oui, j’oubliais qu’il ne faut pas dire bombe dans un aéroport! Comment, m’allonger par terre les mains sur la tête? Non, just kidding! Mais j’ai dû déballer presque tout le contenu de mon coffre, savamment placé. Et bien sûr, tout remballer…

Quatrième vérification. Encore des serpentins de circulation et je commence à avoir mal au coeur. Quoi!?! Pourquoi enlever ma ceinture? Et mes souliers? Encore une chance que j’ai fait refaire mes plombages en métal pour du composite plastique sinon j’y laissais une partie de ma mâchoire! Je me demande bien ce qu’ils feront du gars qui me suivait dans la file. Celui qui avait plus de métal dans la joue qu’un couteau suisse, la chaîne en moins!

Bon, on devrait être OK. Pendant tout ce temps, je me promène avec mon passeport, ma carte d’embarquement, ma carte de douane, les factures du duty free et tout ça tombe sur le plancher au moment d’embarquer dans l’avion parce que…

Oui! Cinquième vérification! Ils me confirment, quel soulagement, que je suis bien François! Alors que je commence à en perdre mon latin et mon nom, ces gentilles personnes me sourient et me souhaitent bon voyage.

Ouais, s’il pouvait commencer le voyage!

Messages

Combien de fois faut-il vérifier l’identité de quelqu’un? Autant j’ai été surpris de voir avec quelle facilité les billets électroniques vous sont distribués, autant ce système presque infaillible est mis en doute pendant les 5 vérifications. Oh, j’imagine qu’il serait possible d’aller aux toilettes et de changer de place avec quelqu’un, de mettre une fausse barbe et un chapeau collé à des mèches, se coller un faux nez et apprendre le bengualois ou le yiddish un iPod greffé au cou, ben oui… Le pire dans tout ça, c’est que je suis convaincu qu’un individu aux intentions douteuses, mais bien préparé, pourrait passer tous ces contrôles sans difficulté.

Pour qui sont donc tous ces contrôles? Pour les tatas comme moi qui se demandent encore pour quelle raison nos gouvernements votent ces gigantesques budgets de sécurité nationale. Que retirons-nous de tout ceci??

Nous prenons l’avion pour gagner du temps. 4 heures de vol vs 24 heures d’auto. 4?h de vol plus 3?h d’attente avant l’embarquement et combien de temps à attendre que mon super coffre à cadenas à numéro me soit retourné? Donc environ 10?h vs 24. Bon, on se plaint, mais c’est quand même pas mal.

Mais ce n’est pas la bonne attitude! C’est comme si on acceptait que les formulaires en 4 couleurs qu’on nous fait remplir vaillent vraiment la peine.

Posons-nous la question?: Pourrait-on améliorer les étapes qui nous font perdre du temps dans notre travail, à la maison, partout? Quelles sont les étapes superflues auxquelles nous nous sommes habitués? Quelles sont les procédures inutiles qui hantent nos organisations? Comment peut-on optimiser nos opérations sans rien laisser tomber? Serait-il possible de faire mieux, beaucoup mieux, et plus rapidement avec les mêmes ressources et y trouver, au bout du compte, une bonne dose d’énergie et de plaisir à travailler?

Car on prend l’avion pour mieux voyager! On l’oublie à l’occasion dans les dédales (littéralement!) des vérifications et dans les corridors de circulation de l’aéroport. De la même façon, on travaille pour vivre et non le contraire, vivre pour travailler. Pourquoi ne pas le faire de façon intelligente, sensée et, hey, pourquoi pas, en ayant du plaisir?

La gestion de temps, c’est une affaire en continu. Pas seulement au début du mois. En tout temps! Dans les menus détails de nos opérations, dans les grandes décisions, dans le quotidien comme dans l’imprévu.

Devoir de la semaine

1- Prenez une tâche qui vous embête.

2- Cassez-la (au figuré SVP… Ok… Pour vrai si c’est nécessaire!) en étapes.

3- Posez la question suivante à une collègue que ne comprend rien à votre tâche (ça, c’est assez facile en général, car on a toujours l’impression que les autres ne comprennent jamais nos problèmes!)?: D’après toi, pourquoi on fait ça? Et comment la ferais-tu toi?

Si sa réponse est plus intelligente que la vôtre, c’est un signe qu’il est temps de revoir la procédure!

Si vous ne pouvez justifier la raison de l’étape ou de la tâche… éliminez-la!

On vous donnera éventuellement un prix pour avoir optimisé la procédure!

Très valable pour tout ce qui vous semble (et qui est probablement) redondant!

Et n’oubliez pas, utilisez un ou des collègues!

Citation de la semaine

« Le travail d’équpe divise le travail et multiplie le succès. »   Inconnu

Par François Lavallée M. Sc.

 

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