La peur de partager le pot de confiture

Quels sont les risques à partager ?

Partager nos revenus

Partager nos objets

Partager nos connaissances

Partager notre joie

Partager nos choix

Quels sont les risques à partager nos idées ?

J’aime utiliser une métaphore pour bien cerner la situation et bon, je l’avoue, je trouve cette métaphore juste et très poétique.

Le partage, c’est allumer une autre bougie avec la nôtre déjà allumée.

On ne perd rien à partager une flamme. On obtient seulement deux fois plus de lumière.

Je partage mes découvertes musicales avec mes copains dès mon premier achat de musique en 1977 (Kiss alive!…heu… non, en fait mon premier achat, je ne l’ai pas partagé… j’ose à peine en parler… ok,ok… Rafaella Carra…maintenant que je l’ai partagé, je verrai bien si votre flamme allume quelque chose ou si j’éteins complètement le reste de l’univers !).

Le tape trading était très à la mode au début des années 80. C’était les débuts du partage international de musique, avant le téléchargement illégal.

Car c’était aussi illégal que le téléchargement. Seulement beaucoup plus lent. Il n’était pas rare de voir dans les magazines musicaux traditionnels de pleines pages d’offres de “trading”. Groupes obscurs, bootlegs, démos, une vraie mine d’or.

Le “kick”ultime était aussi de trouver un vinyle inconnu importé de votre groupe préféré dans un magasin de disques usagés.

À chaque fois, le partage générait de l’énergie. L’excitation de la découverte, du trésor inattendu et la joie de la nouveauté.

L’échange entre deux amis ajoutait une perspective sociale et une réciprocité. On savait bien que l’ami retournerait la faveur. Notre collection de musique grandissait à la vitesse de nos nouveaux amis et l’arrivée à la polyvalente laissait présager beaucoup de nouveaux partages.

Aujourd’hui, je partage encore.

  • Je partage mes CDs.
  • Je partage mes livres.
  • Je partage des hyperliens.
  • Je partage des fiches de coordonnées.
  • Je partage les courriels des participants à mes événements aux autres participants.
  • Je partage avec des gens via les réseaux sociaux.
  • Je partage mes contacts avec mes autres contacts pendant les événements.

Et à chaque fois, je m’étonne de voir que peu de gens font comme moi.

Si je ne force pas la note, les participants restent agglutinés entre vieilles connaissances. Lors d’un récent congrès, je me dirige vers un solitaire participant que j’aperçois plus loin. En m’approchant, je remarque que le long corridor bordé de tables bistro est rempli de solitaires ! Je commence à partager avec le premier solitaire. Il sourit et nous entamons un solide conversation.

Je remarque que les autres solitaires le sont toujours.…j’ai élevé la voix dans leur direction…

“Hey, nous avons une conversation intéressante et nous aimerions la partager avec vous ! Venez !”

Deux personnes se sont jointes à nous en souriant, gênés.

Ces deux personnes ne se sont plus lâchées de la journée par la suite !

WOW! Ça ne serait jamais arrivé si je n’avais pas élevé la voix !

Ils sont en couple depuis et ont eu plusieurs enfants et vécurent heureux longtemps !

Hey… mauvaise histoire ! Ts,ts… restez attentifs !

En revenant du congrès, je me suis posé la question : pourquoi les gens qui vont à un congrès, un 5@7, une formation, une activité de réseautage, restent-ils toujours ou presque avec leurs amis ?

D’où vient cette peur d’aller vers l’autre ?

Nous sommes loin de l’époque ou “l’autre” pouvait vous attaquer à coup de bâton ou de griffes pour vous voler votre morceau de viande !

Sommes-nous encore si près de nos réflexes de protection pour nous empêcher de nous ouvrir, de nous découvrir ?

Je dois avouer, j’ai perdu des CD et des livres. Je les prête et j’oublie à qui à l’occasion. Certaines personnes oublient de les rapporter et j’oublie de les demander. Si je les oublie, sont-ils si importants ? Peut-être qu’ils sont plus utiles à cette personne….

Oui, aller vers l’autre est un risque.

Oui, partager a sa part de risques.

Mais ne prendre aucun risque est le plus grand risque de tous.

Je vis une aventure extraordinaire depuis juin 2014. J’ai découvert les concepts de surplus cognitif, d’intelligence collective, de management paradoxal, de complicité organisationnelle, d’organisation intelligente et de Wirearchy.

J’ai rencontré des gens extraordinaire ! Des auteurs, des penseurs, des experts dans leur domaine :  Harold Jarche, Jon Husband, Bill Jensen, Marine Auger, Nigel Paine, Niels Pfleaging, Claude Emond, Charlotte Goudreault, Richard Dancause, Bruno Tuffeli, Daniel Roch, Pierre Ouellette, Mathieu Laferrière, Micheline Bourque, Gilles Brouillette, Janick Brunet,  Charles Jenning, Etienne Wenger, Alexandre Leclerc et ses collègues de POKA.io.

Certains sont devenus des amis. Tous sont devenus des contacts précieux.

RIEN, RIEN de tout cela n’aurait été possible si ces gens n’avaient pas voulu partager.

Oh, j’en ai rencontré plusieurs autres qui n’ont pas voulu partager…. je tairai leurs noms.

Au total, mon réseau de connaissances a grandi.

Au total, j’en suis plus riche aujourd’hui et plus heureux.

Mais qu’est-ce qui empêche tout le monde de profiter de cette richesse ?

Ça me dépasse.

D’aussi loin que je me souvienne, mon père faisait la même chose. Il accumulait les contacts. Et, comme enfant, et ensuite adolescent, je ne pouvais que m’étonner du fait qu’il semblait connaître tout le monde… et bon dieu que c’était long faire l’épicerie !!!

Mais il avait toujours un nom à proposer pour solutionner un problème. Toujours.

Je fais la même chose aujourd’hui.

Un cas d’hérédité ?

Ou simplement de répéter un comportement qui a rapporté de grands bénéfices.

Un sage a un jour dit :

“Ne cherche pas à imiter les grands maîtres, cherche plutôt ce qu’ils cherchaient.”

À la base de tous ces contacts, je sens un profond désir de partager. Projeter vers les autres pour qu’ils en bénéficient, de ce que j’ai trouvé, de ce que j’ai appris.

À ne pas confondre avec l’histoire de la confiture… vous savez, la culture, c’est comme la confiture, moins tu en as, plus tu l’étends !

J’écris ce blogue depuis 2006. Plus de 500 articles. Si c’est de la confiture pour certains, ça fait beaucoup de confiture.

 

Matériel sous copyright © Aliter Concept 2015. S.V.P. ne pas imprimer ou copier sans la permission de l’auteur.

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