30 kg de mort dans le dos

30 kg de mort dans le dos… c’est le poids moyen du matériel porté par un G.I. en situation de combat selon une recherche rapide sur le web.

Rien de semblable à ce que j’ai sur le dos lors de ma première expérience de paintball au Big Foot, dans la région de Lanaudière.

Oh non!

J’étais équipé plus légèrement… un peu trop en fait.

Cette aventure qui devait être une partie de plaisir m’a profondément troublé. 12 participations gratuites que j’ai offertes à mes clients. Quelques braves ont accepté leur destin et ont vécu l’aventure avec moi.

Et quelle aventure!

La plupart des gens en étaient à leur première expérience.

On nous explique le déroulement rapidement et ensuite il faut faire un choix… le “kit “ gratuit  ou le “kit” Rambo…pff…. on pensait que tout était inclus et on réalise rapidement que nos “prix” ne sont pas si gratuits…

Le mec en avant tente de nous convaincre gentiment que “l’investissement “ en vaut vraiment la peine. Ben oui…

Leçon #1 : TOUJOURS croire les experts.

Ça devient évident très rapidement quand tout le monde doit signer la décharge : je décharge les organisateurs en cas de blessure grave ou de décès.

DÉCÈS?

Ben voyons… je suis au Paint Ball pas à l’académie des Swordmaster de Ginaz!

Mais on comprend très vite qu’ils sont sérieux…

Le petit kit Rambo comprend des gants rigides, un protège-cou et un ceinturon de contenants de munition… qui se porte sur le devant, oui, juste là, devant les bijoux de famille.

Ah? Il fallait une coquille de protection….

OUI… je veux le kit Rambo!!!!

Le simple fait de s’équiper, de mettre le masque protecteur, de sentir le poids de notre arme, de respirer en générant de la vapeur à l’intérieur du masque, de voir que finalement, ça ne protège pas autant que prévu…tout cela laisse prévoir une expérience…enrichissante? Bon, mieux vaut vider la vessie avant de commencer.

Première partie sous la pluie.

Qui dit pluie, si plus de vapeur à l’intérieur du masque et de l’eau à l’extérieur… bref, la vision devient presque nulle après 3 minutes. Et bien sûr, retirer le masque pour l’essuyer est hors de question! Commentaire du coach lorsque je me suis plaint de la situation : respire lentement.

Ben oui.

Respire lentement.

HEY! Y a des mecs devant moi que ne demandent qu’à me tirer dessus ! Ça pince comme l’enfer ces machins-là, je suis caché derrière un arbre dont le diamètre cacherait une asperge au régime et moi, moi, je dois respirer lentement?

Bon, je vois un tas de sable à travers ma visière embuée. Je me remémore les films de guerre populaire et …

Je cours en zigzaguant sur le terrain cahoteux (hmff… pas facile!)

Et je plonge derrière le tas de sable qui s’avère être plus mouillé que prévu.

C’est ainsi que je fais la découverte de la grande exactitude de la troisième loi de Newton : un objet sur lequel on pousse opposera exactement la même force, mais en sens opposé. Il semble que la chute de mon corps sur le tas de sable ait été empreinte d’une grande force. Hors de question de viser adéquatement avec mon bras qui était entre moi et le tas de sable. Ah oui, tenir fermement un fusil d’une main pendant que Newton travaille contre moi ne permet pas à ladite main de fonctionner par la suite.

Mais qui donc a écrit les scénarios de ces films à la con!

LEÇON #2 : Les effets spéciaux des films de guerre, même en 3D, n’expliquent pas bien la douleur.

Fin de la première partie. Mon chargeur est encore plein. Inutile de tirer dans le vide brumeux offert par ma visière remplie de transpiration… noooooon… je n’ai pas encore réussi à respirer lentement!

On revient au cimetière ( lieu culte où les pseudo-soldats viennent recharger les compresseurs de leur fusil et …nettoyer leur visière).

Deuxième partie … toujours sous la pluie : Le marais.

Mission : (ben oui, la première fois il n’y avait pas de mission… nous étions trop tarés pour comprendre de toute façon…) prendre possession des trois bunkers.

Tout le monde comprend et acquiesce… sauf moi… qui ne voit aucun bunker à travers le brouillard de ma visière… ben oui, je respire encore trop vite. Tout ce que je comprends c’est que le chemin le plus sécuritaire est à droite.

Je lance une suggestion qui est acceptée : travaillons en équipe, tout le monde vers la droite.

Nous partons … je suis le seul à aller à droite!

Je contourne le champ de bataille en préparant ma stratégie. Caché derrière un arbre je jette un coup d’oeil vers ce que je crois être le bunker #1…

PAF!

AYOYE!!! En plein dans le front! Juste au-dessus du masque… Bien sûr! Je vais non seulement avoir un souvenir avec une protubérance frontale, mais le tout sera accompagné par une chevelure jaune pour le reste de la journée. Ouais, il paraît que ça part bien sous la douche….

Jamais vu le bunker finalement. Chargeur encore plein. Ah tiens, je trouve un chargeur plein à terre. Bien utile d’en avoir plus quand on ne tire pas.

Ah oui…vive le travail d’équipe…

LEÇON #3 : le travail d’équipe en temps de crise n’est pas possible si on n’a pas bâti une équipe quand ça allait bien.

N’essayez même pas de convaincre qui que ce soit du bien fondé de votre projet/mission si cette personne ne pense qu’a sauver ses fesses. Et croyez-moi, un projectile dans le front nous remet les priorités à la bonne place!

Troisième partie : les terroristes.

Il faut maintenant récupérer un plan dérobé par des terroristes. Noble mission.

Terrain accidenté. La pluie s’estompe. Mais je respire encore vite. Je me cache pour tenter d’essuyer l”intérieur de ma visière sans enlever le masque. Succès partiel : moins d’eau, mais plus de boue. Technique à raffiner.

OUCH!

OK je suis touché.

OUCH! OUCH!!

HEY.

HEY!

Je suis touché!!

Le signal qui devrait arrêté les projectiles ennemis est de lever les bras. Je suis sur le point de sauter aussi en gesticulant! Ils devraient nous fournir un sac blanc pour se mettre sur la tête quand on est touché… de toute façon je ne vois toujours rien!!

Bon. Mon équipe a un héros qui a récupéré les plans. Yeah!!!

Oh?

Nous sommes maintenant les terroristes. Position en hauteur derrière des sacs de sable.

Pas plus facile de défendre les plans. L’équipe adverse tire partout. Mais au moins, nous avons une apparence de cohésion d’équipe. Les autres ne me parlent pas, mais tolèrent ma présence. Je suis ce qu’ils font.

Hey… Monkeys see, monkeys do!

On devient de la chair à canon, mais …ensemble.

OH! notre précédent héros semble savoir ce qu’il fait. Je m’y colle et j’apprends.

J’aurais apprécié me faire expliquer ce qu’il pensait faire, mais un champ de bataille n’est pas le l’endroit idéal pour recevoir de la formation ou de la sagesse.

OUILLE!!!!

Directement sur mon doigt portant mon anneau! Malgré les gants protecteurs.

OUILLE… si ça ne désenfle pas rapidement mon anneau va couper la circulation et je risque l’amputation.

Soudainement, la décharge de non-responsabilité que j’ai signée ce matin me revient à l’esprit…on mentionnait aussi le décès accidentel. Et je regarde la pente raide devant moi, les racines et les pierres qui jonchent le trajet, les morceaux de bras et de jambes qui retombent au ralenti, la senteur de la poudre à canon, les sons d’explosions éloignées …

“HEY… la partie est finie, tu viens?”

Oups… rêve éveillé. Hmm. Intense!

LEÇON #4 :

Un plan n’aide pas si personne ne le respecte. Personne ne respectera le plan si on ne leur explique pas. Rien ne sert d’expliquer pendant l’exécution du plan…le succès du plan dépend en partie de la préparation avant son exécution. Exécution dans le sens de…dans les deux sens de!

Pause lunch.

Première réflexion en groupe : mais qui donc peut décider d’aller au front en ne voyant rien, en ne comprenant rien et en ayant la chienne d’en recevoir une dans le front sans savoir d’où ça vient.

“Tu serais surpris” me répond un instructeur de l’armée.

“Hein?”

Eh oui. Une sélection naturelle s’opère. Certains individus ( les  “ ‘dividus” de Claude Poirier) ne pensent qu’à ça. Ah ?

C’est sans doute une des belles leçons de cette journée

LEÇON#5 : La guerre, ça fait mal. Mieux vaut l’éviter.

Jamais plus je ne regarderai un film de guerre de la même façon.

D’une part un horrible sentiment de futilité de la guerre.

D’autre part, un grand respect pour ceux qui foncent dans l’action malgré une peur qui leur tenaille les entrailles. Car cette peur est indescriptible.

J’ai tendance à tout faire de façon intense. Je me prends très au sérieux quand je joue. Et cette journée n’était pas différente. Caché derrière un tronc qui ne peut que protéger une partie de mon anatomie un choix difficile, je protège le devant ou le derrière, mon avenir héréditaire ou l’aboutissement de la chaîne alimentaire… ah, oui, j’ai déjà subi la petite opération qui règle mon défi d’hérédité…et ce petit bout de chair ne sert pas si souvent alors que le popotin….

HEY

HEY… qu’est-ce que je pense là… je devrais plutôt me trouver un arbre ou une roche qui protège tout.. Mais ceci implique que je doive me déplacer….vite, on court vers cette grosse pierre

Hop je saute par-dessus une racine, j’atterris dans une petite flaque d’eau qui s’avère être une mare de boue qui

BOUFFE

MA

CHAUSSURE!

….

Trois petits pas dans la boue… en chaussette.

Je me retourne pour récupérer ma chaussure avant qu’elle ne disparaisse.

Et… bizarrement, je ne pense plus aux projectiles qui fusent…je récupère ma botte en maudit (pas la botte, elle est en nylon et en caoutchouc!) et je retourne derrière un arbre.

Je devais faire pitié, car je ne fus pas atteint. Je regarde ma botte qui a maintenant un étonnant revêtement de camouflage… et je réalise que le reste de mon corps est aussi assez camouflé. Réminiscence de film de guerre où on voit les mecs qui reviennent d’une campagne, fatigués, aux vêtements déchirés, le visage boueux…

Et j’imagine ces mêmes héros de notre histoire, isolés sur une montagne, dans un bunker, voyant leurs vivres et leurs munitions diminuer en proportion inverse avec le défi devant eux, des ennemis qui continuent d’arriver et une fin inéluctable. Go with a bang ?

Ben oui, ben oui…

Ah la partie est finie.

LEÇON #6 : Attache tes bottes! Ah, tu n’as pas de bottes ?

Les courtes instructions de préparation fournies par les organisateurs sont loin d’être suffisantes. Pour gagner une guerre, pour réussir un projet, rien ne vaut la préparation.

“If you fail to plan, you plan to fail” disait Ben Franklin.

Quelle sagesse! Les détails font la différence. Chaussures adéquates? Pas assez de détails : chaussure = bottes … la boue vous bouffe un espadrille plus vite qu’un caméléon attrape un moustique. Qui aurait pensé à me dire de porter des bottes? De porter des gants qui couvrent TOUTE la main, de porter une cagoule et un casque…

Mais la journée n’était pas finie!

Deux autres parties avant la fin de la journée.

D Day.

Oui, le fameux débarquement de Normandie. Oh, ce n’est qu’une simulation…On commence par le rôle des Allemands, derrière la forteresse. Bien caché derrière nos remparts, on voit l’autre équipe arriver. Un vrai carnage! Ils débarquent de leur bateaux et tombent immédiatement sous nos balles de peintures. Ils retournent les bras en l’air et reviennent … pour retomber de nouveau. On rigole ! Quelle stratégie idiote!

Fin de la manche. On change de rôle. Je suis dans le bateau avec les Alliés et

je

comprends!

Oh.

merde.

Je fais mon finfinaud en tentant de ramper vers la forteresse… discrètement .

Et paf.

PAf.
Re-PAf.

(Bon. Vous comprenez, chers lecteur que “paf” est l’approximation du son d’une boule de peinture qui percute diverse parties de mon anatomie mais que ceci ne réussit pas à exprimer la douleur qui l’accompagne).

Je me relève les bras en l’air en signe de soumission  et

PAF

PAF

RE-paf

HEYYYYYYYYYY j’ai les bras en l’AIR.

PAF PAPAF!!!

Je retourne douloureusement au bateau et oui on me suggère de retourner sur le champ de bataille. Bin oui… le pire c’est que j’y retourne.

Une vraie boucherie.

Je vous suggère d’écouter “Il faut sauver le soldat Ryan »

ou l’excellente série Frères D’armes pour vous mettre dans le “mood”.

Je vous jure : ces films ne sont qu’une pâle copie de la réalité… paintball ou projectile de plomb…

LEÇON SPÉCIALE : même si c’est le boss qui vous le dit, ne le croyez pas : aucun pays ne mérite qu’on sacrifie des milliers d’hommes (pas trop de femmes sur ces bateaux en passant…) sans leur dire qu’ils seront de la chair à canon avec un espoir de survivre aussi élevé que leur cheveux après leur entrée dans l’armée. J’avoue que cette journée a été un point tournant de cette guerre… pas encore certains qu’il n’y avait pas d’alternative.

Et pour finir en beauté, une reconstitution réaliste de la planète des “aliens”, ces bibittes incroyablement agressives et violentes. Sauf que… les bibittes étaient l’équipe adverse. PAS de détails. Fin de journée, projectiles bien visés sur mon postérieur et hop. J’en ai assez!

Oh, je vous entends me dire “Hey tarla, le paintball ça fait mal, tu le savais !”

Ce n’est qu’en lisant un commentaire sur les réseaux sociaux à propos de mon âge que j’ai réalisé que j’étais le seul quinquagénaire sur le terrain.

Oui, tarla!

Exceptionnelle expérience de vie. Je la recommande à tous!

Pour prendre conscience de la guerre et de sa futilité.

Pour prendre conscience du sacrifice de nos soldats.

Pour prendre conscience des analogies avec les organisations qui utilisent encore une structure militaire pour arriver à leur fin, mais qui n’ont pas mis en place les mécanismes qui assurent le succès d’une armée.

Une sélection stricte

Les aveugles et les faibles n’entrent pas dans l’armée

 

Le bootcamp teste les limites de l’endurance humaine

Une formation structurée

 

Ceux qui réussissent le bootcamp développent ensuite la discipline de l’exécution

L’esprit de corps doit devenir un réflexe.

Un réflexe, ou un conditionnement prend du temps à s’implanter : répétition et temps requis.

 

Une seule mission

Protéger tes “buddies”… ils te protégeront à leur tour.

 

Un seul objectif

Traverser la rivière indiquée par le supérieur

 

Une seule façon de réussir

Se préparer

Se former

Expliquer la mission

Travailler ensemble

OUI, c’est un tout!!!

 

Il est toujours possible de faire semblant.

Investir maigrement dans les équipements et les infrastructures

Former partiellement les gens

Expliquer sommairement les objectifs

Annoncer la guerre et faire des simulations.

Mais quand la crise, le projet, le guerre arrive…

Leçon #1 : TOUJOURS croire les experts.

Ceux du terrain. Pas ceux dans les bureaux.

Jean-François Zobriste, directeur d’usine chez FAVI pendant 30 ans disait :

« Gérez les circonstances, Les circonstances ne sont pas dans les bureaux. Sortez de votre bureau! »

La crise/le projet/la guerre se vit sur le terrain.

 

LEÇON #2 : Les effets spéciaux des films de guerre, même en 3D, n’expliquent pas bien la douleur.

Aucun scénario ne peut gérer la complexité. On comprend la complexité en prenant du recul, une fois la situation passée, selon Dave Snowden. On ne peut que s’organiser pour pouvoir réagir à la complexité du terrain. Le scénario, le plan, devient une structure dissipative, dynamique, en interaction avec son environnement et les acteurs qui y participent.

Une équipe d’intervention efficace ne fonctionne pas avec la hiérarchie, bien que cette hiérarchie traditionnelle envoie les soldats au front. Sur le terrain, les gens apprennent rapidement à communiquer en temps réel, à adapter presque instantanément leurs actions à leur environnement, à interagir entre eux en tout temps… ils sont autonomes, font partie de l’équipe en même temps, une holarchie parfaite.

LEÇON #3 : le travail d’équipe en temps de crise n’est pas possible si on a pas bâti une équipe quand ça allait bien.

Il est préférable d’apprendre à nager avant de sauter dans l’eau. Oh… j’avoue, certaines personnes pourront survivre… peu cependant.

Bâtir une équipe prend du temps, des efforts soutenus et surtout une confiance absolue en l’être humain.

Bâtir une équipe, consolider les liens entre ses membres, entretenir la collaboration, faciliter les contacts… le plus important défi d’un gestionnaire/chef/général.

 

LEÇON #4 :

Un plan n’aide pas si personne ne le respecte. Personne ne respectera le plan si on ne leur explique pas. Rien ne sert d’expliquer pendant l’exécution du plan…le succès du plan dépend en partie de la préparation avant son exécution.

Un plan devrait se coconstruire. Une étape de co-construction utilisant l’intelligence collective et les experts du terrain sera toujours supérieure à un plan “stratégique” conçu à huis clos et basée sur des impératifs et des motivations qui ne comblent que les besoins de l’élite. Olivier Zara en parle abondamment dans sa “stratégie du thé”,

un thé qui diffuse dans toute l’organisation!

 

LEÇON #6 : Attache tes bottes! Ah, tu n’as pas de bottes ?

(Oui, j’inverse les deux dernières leçons…c’est ma prérogative comme auteur!)

Ah la préparation!

Vous avez un plan (leçon #4)

Vous avez une équipe (leçon #3)

Vous avez une stratégie dissipative et adaptative (leçon #2)

Vous avez consulté les experts (leçon #1)

Vous devriez avoir tous les éléments pour vous préparer.

Il ne reste qu’à investir. Pas dépenser.

Cessez de demander ce que ça coûte, mais plutôt ce que ça rapporte et ce que ça va éviter comme dégâts!

LEÇON #5 : La guerre , ça fait mal. Mieux vaut l’éviter.

Ah ben oui. L’évidence même. Si un projet promet plus de douleur que de satisfaction, pourquoi s’y engager?

Le marché est maintenant le seul maître à bord. Le marché est en contact avec tous les membres de l’organisation. Tous les membres de l’organisation, ensemble, peuvent donc éviter les obstacles et les guerres… tant qu’ils communiquent et partagent cette information fragmentée.

Combien de guerres/projets/plans futiles auraient pu être évitées?

Combien de guerres/projets/plans futiles éviterons-nous à l’avenir?

Une journée au PaintBall Big foot

est une expérience qui devrait faire partie du curriculum de tout individu. Comme pour la vie, l’examen est avant la leçon.

30 kg de mort dans le dos… je serais mort au moins deux fois de plus.

30 kg de mort dans le dos… je ne peux qu’imaginer ce que ces soldats ont vécu.

30 kg de mort dans le dos… jamais plus.

 

Matériel protégé par le droit d’auteur © Aliter Concept™ 2017. S.V.P. ne pas imprimer ou copier sans la permission de l’auteur.

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